Chapitre

Éloj kréyol

Popote

2018

Manman Dlo

2018

NATK

2018

Tiban

2017

Chivé

2015

Eritaj Kontré

2015

Chapitre

La figure de l'Autre

Gargoulette

2016

Faya

2016

Bataille Rapa

2016

FKLamp

2016

Chapitre

Héritages Célébrés

Porte bouquet

2018

Can

2017

Kalé

2017

Leather Accessory Prize

2016

Parade

2016

 Évoquer une culture ne signifie pas succinctement de lui attribuer une terre, un peuple et des rites qui pourraient en faire sa spécificité. C’est aussi lui restituer sa mémoire et attester sa capacité à se réinventer, à tisser avec un présent pluriel, où chacun peut être soi avec ses qualités et ses défauts. dach&zephir

Chapitre

Éloj kréyol

Éloj kréyol
Popote
Manman Dlo
NATK
Tiban
Chivé
Eritaj Kontré
La figure de l'Autre
Héritages Célébrés

Éloj kréyol (éloge créole) est une recherche par le design que nous avons débuté en Aout 2015 autour de l’Histoire des Antilles.

Nous avons choisi comme terrain d’exploration et de réflexion l’île de la Guadeloupe d’où Dimitri est originaire, et dont l’ancrage nous a permis de mieux comprendre les mécanismes et les éléments à l’origine de sa culture.

Construite « à partir de restes » pour reprendre les termes du poète et écrivain Ernest Pépin, la culture créole a longtemps souffert d’une infirmation, due à son passé esclavagiste présenté comme un héritage « imposé » et à l’origine de sa création.

A travers notre démarche, nous proposons de générer un nouvel imaginaire à cette histoire créole en utilisant ces « restes » qui la constituent comme de véritables forces vectorielles, capables de construire et scénographier une identité propre et forte à l’île, dont chacun pourrait s’emparer.

Éloj kréyol is a research project on the layered history of the West Indies initiated by design duo dach&zephir in 2015. Central to the project is an effort is to unveil and activate the diverse mechanisms that have nourished and continue to nourish Creole culture. At the heart of this effort is the creative (re)appreciation and dissemination of silenced aspects of this vibrant Creole culture.

The island of Guadeloupe, birthplace of Dimitri, formed a first territory of exploration and reflection, resulting in the Master thesis “Les mailles fertiles d’un créole” (The fertile mesh of a Creole) and a series of objects inspired by the genealogy of the island. In his thesis, Dimitri questioned what an inherited slavery past consists of in terms of cultural heritage, and looked for ways to read, take responsibility for and transmit this complex legacy today.

According to poet and writer Ernest Pépin, one of the interlocutors of the project, Creole culture is built “à partir de restes”, from leftovers, and suffers a long time handicap caused by the “imposed heritage” of slavery, which on the one hand negates the anteriority of the island prior to its oppression, and on the other, leaves the current generation who inherited this past.

« Le problème que cette entrée pose est le regard que l’on pose sur l’histoire de l’esclavage, entre douleur et domination, oubliant aussi les formes de rébellion et autres réponses à l’abomination qui vont donner naissance à des postures, des gestes créatifs, des façons de faire et d’être et dont nous sommes aussi les héritiers. » says the duo (The problem of this view is that the history of slavery is reduced to one of pain and domination, eluding forms of rébellion and other responses to the abomination that will lead to créative postures, gestures, ways of doing and being of which we are also the heirs.)

In answer to this deadlock, dach&zephir intend to generate a new imaginary for this history by using leftovers of the islands’ identities as directional lines capable of structuring an identity that does justice to the island, and which everybody could make their own.

With Éloj kréyol, dach&zephir intend to borrow the attitude of an archeologist, historian and writer-poet in order to arrive to the position of a designer. They activate the concept of leftovers by setting up a production chain of objects inspired by historical, cultural and territorial resources of the islands. Bringing these richness’s to the foreground is a way to attend to the anteriority and historicity of Creole culture, which according to dach&zephir is in constant becoming, alive and inspiring.

Popote2018

Prenant appui sur l’imaginaire de la culture créole des Antilles, l’applique murale Popote - en référence à la texture du régime de banane - se présente comme une vision élogieuse et élégante du « reste », par la mise en forme d’un semi- produit inédit et fabriqué à partir du faux-tronc du bananier des Antilles :

le placage de bananier. Découpé à plat, le placage de bananier est mis en tension sur une structure qui lui dessine son architecture.

Sa texture, Identifiable par ses veines droites et sa translucidité irrégulière, joue des ombres et des lumières pour créer son propre motif.

Territoire

Martinique

Acteurs

Tiban, Fibandco

Matériaux

Plaquage de bananier, laiton

Type

Lampe murale

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Manman Dlo2018

Sur l’île de la Martinique et plus particulièrement dans le sud, jusqu’aux années 50, la recherche de l’eau a mobilisé les énergies des communautés créoles, mettant en place toute une série de dispositifs liée à sa récupération et à sa conservation depuis les rivières et les mares.

Manman dlo (à traduire en français par la « déesse des eaux » de Martinique) reconvoque cette tradition, qui, bien qu’ancienne, se perpétue encore sur l’île: « cet objet, appelé Manman dlo (la « déesse des eaux » de Martinique) par leurs auteurs, est lui-même constitué de plusieurs éléments hétérogènes : une cruche en terre cuite dobann, inspirée d’une forme de jarre importée massivement d’Aubagne et qui servait dans les Caraïbes à garder de l’eau au frais pendant la journée de travail ; un support circulaire de marbre, qui s’inspire des meubles à eau, des buffets couverts d’une plaque de marbre, fréquents dans les maisons coloniales, dont la froideur de la pierre conservait mieux la fraicheur de l’eau des récipients qu’on posait dessus ; un cerclage de vannerie karaïb, produite en Martinique selon une technique locale ; un collier en grèn job ou « larmes de Job », des graines sauvages à la belle couleur nacrée qu’on trouve dans les régions tropicales et dont les pauvres se servent pour faire des parures ; ou encore un globelet de plastique, importation européenne.

À travers l’association de matériaux aussi divers, Manman Dlo témoigne des mélanges, transformations et traductions qui constituent le propre de la culture créole. » (in La Ninfa créole, Meanderings in the field of decolonial design — Fiel Essays 55.3, Thomas Golsenne)

Posée sur un bout de marbre qui permettait de maintenir la fraicheur de
l’eau, la jarre de transport devenait alors objet à part entière du service à eau, présentée aux côtés de timbales, verres, et autres nécessaires essentielles à la consommation de l’eau.

Traversant les époques et les classes sociales de l’île, Manman dlo donne à voir une pratique alternative et écologique devenue l’illustration d’un art de vie(vre) aux Antilles. 

Territoire

Martinique

Acteurs

Musée de la vannerie du Morne des esses, Alexendre Audel (Potier), marbrerie du Lamentin

Matériaux

Terre cuite, marbre, vannerie caraïbe, graine Job

Type

Service à eau

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NATK2018

Nasyon a ti kréyol constitue le volet de transmission du projet de recherche éloj kréyol autour de la valorisation de l’histoire et la culture créole par le design. Ce second chapitre, succédant au premier chapitre - chapitre pilote - mené en Guadeloupe, s’est écrit sur l’île soeur : la Martinique. 

Pendant trois mois - un mois de pré-recherche et deux mois d’investigation sur le terrain -, les designers ont mené une recherche de fond sur « ce qui fait histoire et identité créole à la Martinique ». Ces trois mois de recherche ont permis de mieux comprendre les richesses de cette île dont les origines se confondent avec l’esclavage colonial, et les différentes façons de s’en emparer pour en faire une identité forte et singulière, riche et ambitieuse.

 

Par le biais d’une cartographie, d’une bibliothèque de matériaux, de techniques et d’objets, de visites culturelles et d’ateliers pratiques, les designers ont proposé aux élèves de se glisser dans la peau d’explorateurs-artistes, à la découverte des richesses de la Martinique.  

Pendant un mois et demi, l’école s’est transformée en un laboratoire d’artistes, véritable espace de liberté, à voix hautes et à multi mains, valorisant une approche orale et ludique, et éminemment didactique.

Tous, membres de la « nasyon a ti kréyol », jouant de la complémentarité des médiums d’expression (photos, dessins, collages, écritures, enregistrements audio, confections plastiques), les explorateurs-artistes sont ainsi devenus les nouveaux ambassadeurs de l’île et de son histoire, à travers la création de 19 totems créoles, proposant 19 visions du monde créole. 

Territoire

Martinique

Acteurs

Atelier Médicis, Ministère de l'éducation nationale, Ministère de la culture, École du Vauclin, Fibandco, Vannerie du Morne des Esses

Matériaux

Matériaux locaux

Type

Atelier pédagogique

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Tiban2017

Le Tiban, dans la culture créole, est un objet fort de sens et d’usage. Objet artisanal, élémentaire et d’une grande humilité, il est l’un des rares objets domestiques de l’époque esclavagiste coloniale que la communauté créole a su/voulu conserver. Réel compagnon de vie, il pouvait être utilisé comme assise, petit meuble d’appoint, objet nomade pour les différentes tâches (extra)domestiques : la toilette, le lavage du linge de maison, la pêche, etc.

Le Tiban est plus qu’un objet. Malgré l’origine de son histoire douloureuse, il représente la proximité, l’entraide, la convivialité, et le partage. Sa pérennité vient de son humilité usuelle et esthétique, mais aussi parce qu’il trouve sa fonction au moment d’un usage.

Nous avons décidé de créer une version moderne du Tiban en l’adaptant aux normes européennes et aux processus industriels tout en gardant une longue histoire derrière l’objet.

Territoire

La Guadeloupe

Acteurs

Domaine de Séverin, Musée de la vie d’Antan, Maison Fanhan (ébénistes)

Matériaux

Bois

Type

Assise en cours d’édition

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The story of the Tiban takes place in the slavery past of the Caribbean island, and particularly in the French West Indies.

It was a piece of furniture created by the slaves from simple reclaimed wooden board cutted with a hand saw. It was one of the rare objects they could own in their small house.

Tiban is not only a small seat. It is traditionally used as a piece of furniture which has multiple functions.

Tiban speaks about proximity, mutual assistance, nomadism (who was the daily life of slaves) this piece of furniture kept on going until nowadays in the creole culture. It is one of the most popular heritage in term of object and of thinking mind.

We decided to create a modern version of the Tiban by adapting it to european standards and industrial process while keeping a strong history behind the object.

Chivé2015

Le tapis Chivé fait référence à une image populaire des Antilles : la coiffure de Man Yaya.

Elle illustre une scène d’antan, devenue un véritable rituel pour les petites filles le samedi après-midi : l’heure de la coiffure.

Si cette image se veut esthétisante, elle porte en elle un autre message plus politique : l’acceptation sans renier aucune partie de soi. Le cheveux de la petite est très crépu, ce qui caractérise le cheveux antillais.

Chivé réintègre cette histoire à travers un objet usuel: le tapis. En assumant toutes les composantes. En jouant avec ce qui est supposé « être caché » : les froufrous classiques des tapis sont souvent des détails exclusivement techniques : ils permettent de « nouer » le maillage afin qu’il reste « en forme ».

Territoire

Guadeloupe

Acteurs

Playground Édition

Matériaux

Coton

Type

Tapis

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Chivé is a direct reference to a popular Caribbean image: the Man Yaya. This scene became a ritual for young girls on every Saturday.

The Man Yaya is considered as one of the most beautiful images you can find in old postcard, illustrating traditional creole scenes in Guadeloupe. In reality this image contains also a political message: acceptation of who you are and in this case the frizzy black hair (considered by black girls as a default during a part of the History).

This rug has a similar echo, what also use to be considered as a default in carpet making («froufrou») becomes the most assumed part of the rug. Which give him a singular identity.

Eritaj Kontré2015

L’ artisanat est sans doute le meilleur témoin des traditions séculaires du monde. Pourtant si le monde contemporain a tendance à l’associer au passé, il peut être un regard moderne, et définitivement tourné vers l’avenir. Eritaj Kontré naît d’une « collision inattendue » entre la Faïencerie Georges, dont l’héritage réside dans le décor fait main sur émail cru, et l’artisan vannier Gérard Ako qui tresse des objets à partir de feuilles de cocotier.

Associées, ces deux formes de savoir-faire tissent une nouvelle histoire, commune. Les décors originels de la faïence de Nevers sont substitués par des scènes de vie des Antilles. Ils mettent en lumière l’histoire de ces objets tressés par Gérard Ako, jusqu’ici inconnus pour certains. L’histoire de ces feuilles tombées sur le sable, et transformées par la seule passion d’un homme, en objet vivant.

Objets hybrides, les Éritaj Kontré (à traduire en français par «la rencontre des héritages») sont des objets des arts de la table, vacillant entre le fonctionnel des vanneries et le hautement décoratif propre à l’histoire de la Faïencerie Georges.

Territoire

Guadeloupe & Nevers

Acteurs

Gérard Ako, Faïencerie Goerges

Matériaux

Laiton, Feuille de cocotier, faïence de Nevers

Type

arts de la table

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Éritaj Kontré is born from a « unexpected collision » between Faïencerie Georges in Nevers (France), whose heritage lie in the hand-made decoration on raw enamel, and basket weaver Gérard Ako, who weaves objects from coconut palms in Guadeloupe (french West Indies).

Combining these two forms of know how, create a new shared story about handcraft and especially when we speak about french culture (a complex history which have to exist with his history of immigration but also history of slavery).

The original decor of Nevers earthenware are substituted by Caribbean life scenes to show the possibility to share a common History.

By combining different crafts we want to give a new rise to traditions that seems to fade away in our society.

Chapitre

La figure de l'Autre

Éloj kréyol
La figure de l'Autre
Gargoulette
Faya
Bataille Rapa
FKLamp
Héritages Célébrés

La figure de l’Autre est un projet de recherche et de création qui questionne l’influence des cultures immigrées dans la création de l’identité française.
Il a été débuté en juin 2016 à l’ecole des Arts déco, et constitue le projet de diplôme de dach&zephir, avec la mention « félicitation du jury ».

Cette réflexion de projet émerge à la suite des vagues migratoires de l’année 2015 et des débats politiques qui ont tenté de les considérer / réduire à des présences étrangères capables de conduire à la perte de l’identité culturelle française.

Une immersion au sein des archives du Musée national de l’histoire de l’immigration et la rencontre de divers personnalités issues des histoires des immigrations de l’histoire de la France, ont permis de dresser un décor au projet, affirmant la richesse de ces dites présences sur l’identité de la France dès les années 1830.

le projet a été donc pensé comme un réponse à ces débats.

La figure de l’Autre is a research project that questioned the influence of immigrating cultures in the evolution of the french identity. It was our diploma resaerch project and obtained the highest distinction form the jury in June 2016.

The concept of this project started after the many « waves » of migrants in 2015 that triggered a political debate who was considering that a foreign presence in our country could lead to the end of the « french identity ».

Visiting the national museum of immigration in paris and meeting divers people who were from an immigration background, lead us to create a rich environment for this project who clams to show the richness of a foreign presence in our country.

This diploma has been created as a response to those political debates. by setting up uchronias (changes the course of history), the project proposes to to question and reinterpret the history of the majors immigrations in France between 1830 and 1975: Polish, Spanish, Portuguese, Algerian. Through a map, a written story and and object we try to show what could have been generated form a cultural collision in the creative process and therefore that we should embrace those who have a different culture.

On a wider scale, la figure de l’Autre is our definition of the contemporary identity. an identity made of layers from different origins, and once mixed together create infinite richness.

Gargoulette2016

« J’avais ramené, de mon long voyage jusqu’à Meisenthal, un objet qui m’avait si souvent accompagné dans les champs de mon village, puis dans les campagnes du Midi de la France : mon bojito. Cet objet typique du monde agricole espagnol était une sorte de jarre en terre poreuse, contenant de l’eau ou du vin. Un procédé naturel permettait de rafraichir le contenu et de disposer d’une eau fraiche en période de chaleur. Mais, fragilisé durant la route, elle s’était fissurée au niveau du bec verseur … Avec Hugo, que j’ai rencontré à Meisenthal, nous décidions de concevoir une nouvelle pièce pour pour pallier cet accident. »

Gargoulette, d’après une histoire José García Pérez

Malgré un réel essor industriel en Catalogne et sur la côte atlantique (Asturies, Pays Basque), l’Espagne restait vers 1900 un pays essentiellement agricole. L’immigration espagnole est d’abord essentiellement agricole et localisée surtout dans le sud de la France.

Cette histoire agricole ramènera avec elle, un objet qui connait une place particulière dans les campagnes espagnoles. Parmi les récipients d’Espagne, la gargoulette (de son vrai nom el bojito) pérennisera sa présence sur les terres françaises. Cette cruche en terre cuite comportant un goulot de remplissage et un bec verseur, permettait aux agriculteurs de disposer d’une eau fraiche en période de chaleur. La terre poreuse de la cruche absorbait les « molécules chaudes », tandis que le flux d’air permettait de réguler la fraicheur au contact de l’eau.

En rencontrant l’histoire de la manufacture française verrière Meisenthal, cette objet emblématique d’Espagne vient s’inscrire dans un des grands savoir-faire français. Il témoigne alors d’une rencontre inattendue, mais que l’histoire aurait bien pu connaitre, du fait des 6100 immigrés espagnols à travailler dans la verrerie en 1931.

L’intelligence de la terre cuite ( pour la partie inférieure de la cruche ), couplé à la practicité du verre (pour la partie supérieure de la cruche) donnent naissance à un objet vernaculaire mais éminemment contemporain.

Territoire

immigration espagnole, 1911-1968

Acteurs

Elsa Escobedo (3ème génération de l’immigration espagnole) / Musée national de l’immigration (archives) / BPI Beaubourg (archives) / syllicibine (verrier)

Matériaux

verre, faïence non-émaillée, corde cuir

Type

projet de recherches

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« I brought back from my long trip up Meisenthal, an object that had so often accompanied me in the fields of my village and the countryside in the South of France: my bojito.

This typical of the Spanish country land is a water container in porous ceramic that can cool down water or wine with a natural process even while we were working on the sunny field. But weakened during the road, it was cracked at the spout ... With Hugo, a glass worker than I met in Meisenthal, we decided to design a new piece to overcome for this accident. »

Gargoulette, from the story of José Garía Pérez

Despite a real industrial boom in Catalonia and on the Atlantic coast (Asturias, Basque Country), Spain in 1900 remained a predominantly a agricultural country. The Spanish immigration at first is mainly agricultural and located mostly in the south of France. This agricultural history will bring with her an object that hold a particular place in the Spanish countryside culture. Among the Spanish containers, the gargoulette (real name el bojito) perpetuated his presence on French soil. This earthenware jug has a filling neck and a pouring spout, that allowed farmers to have a fresh water in hot weather. The porous earthenware jug absorbed "hot molecules", while the air flow allowed to regulate freshness in contact with water.

By crossing the history of French manufacture glass Meisenthal, this iconic Spanish object is inscribed in one of the great French know how. He demonstrates an unexpected encounter, but that history may well have known, due to the 6100 Spanish immigrants working in glass industry in 1931.

The intelligence of the earthenware (to the bottom of the jug), coupled to the practicality of the glass (for the upper part of the jug) give rise to a vernacular object but eminently contemporary.

Faya2016

« Le port, c’est d’abord l’ouverture sur le monde. Ici, avant d’accueillir touristes et locaux sur le stand de ma poissonnerie, j’avais été, moi aussi, accueilli par d’autres. J’avais quitter la Kabylie le coeur très lourd. Mais le départ était nécessaire. Ce trésor que je porte à mon coup, c’est la preuve qu’il est possible de construire ensemble . Mon mari a travaillé pendant longtemps dans l’industrie tuilière de Marseille, célébrée pour sa tuile à emboitement. Ce pendentif que vous reconnaissez peut-être est en argile poreux. Chaque matin, j’y dépose quelques gouttes d’huile essentielle, qui pendant la journée, diffuse une odeur subtile, entre l’air marin de Marseille et les senteurs épicées de ma terre d’origine. De part et d’autre, des éléments symboliques de Marseille et de la Kabylie viennent orner ce collier, et en assurent l’équilibre fragile. »

Faya, d’après une histoire d’Alycia Taleb

Marseille est symboliquement le port d’attache de l’immigration algérienne.

La première vague d’immigration de 1905 concerne une main d’oeuvre kabyle qui travaille notamment dans les raffineries et huileries de Marseille, comme dockers ou chauffeurs sur les navires.

Une partie de l’histoire algérienne s’écrit dans le Vieux-Port, deuxième symbole de Marseille, après Notre-Dame de la Garde. Une histoire qui parle de leur double identité, du fait de leur double histoire : immigrants étrangers puis après 1947 immigrants régionaux. Entre terre d’accueil et terre de départ.

Dessiner un bijoux pour parler de la rencontre entre l’Algérie et Marseille, c’est d’abord parler de la complexité d’une histoire qui en fait une richesse singulière. Deux histoires et deux cultures que presque tout opposeraient, et qui finissent par cohabiter et concevoir du beau.

De part et d’autre, des éléments symboliques de Marseille et de la Kabylie viennent orner le collier, en même temps qu’ils en assurent l’équilibre « fragile ».

La pièce qui lie l’ensemble est à la fois une pièce technique et un détail esthétique. Symbole religieux et protecteur dans le bijoux kabyle, il est paradoxalement l’élément qui fait lien et assure la pérennité dans le bijoux, alors que dans la vie, il est le même, qui souvent, oppose.

Territoire

immigration algérienne 1848-1962

Acteurs

Eddy Terki (3ème génération de l’immigration algérienne) / Musée national de l’immigration (archives) / Institut de Monde Arabe (archives) / MuCEM (archives) / Musée d’Histoire de Marseille (archives) / Louis Biron (ciseleur) / Clément Démarson (tourneur métal) / Claire Busson (bijoutière)

Matériaux

argent, corail, corde polyester, terre-cuite

Type

projet de recherches / bijoux

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«The port, is an opening to the world. Here, before welcoming tourists and locals at my fish shop booth, I was too welcomed by others. I left Kabylie with heavy heart. But the departure was necessary.

This treasure I have at neck, is proof that it is possible to «build together». My husband worked long in the tiles industry of Marseille, celebrated for its interlocking tiles. This pendant that you may recognize is porous clay. Every morning, I tabled few drops of essential oil, which during the day diffuse a subtle odor, between the oceanic air of Marseille and spices of my homeland. On both side of it I can find symbolic parts from Marseille and Kabylie which give this jewel a delicate balance. »

Faya, from the story of Alycia Taleb

Marseille is symbolically the port of registry of Algerian immigration.

The first wave of immigration of 1905 concerns mostly Kabyle labor who works especially in refineries and oil factories of Marseille, as dockers and on ships.

A part of Algerian history is written in the Old Port (Marseille second symbol after Notre-Dame de la Garde).

A story about their double identity due to their dual history: foreign immigrants and then after 1947 regional immigrants. Between earth home and starting land.

Designing jewels to talk about the encounter between Algeria and Marseille, is first of all about a complex of a story that makes singular richness. Two stories and two cultures that almost all opposed, and ended up coexisting and celebrating beautifulness. From either side (back and front), symbolic elements of Marseille and Kabylie adorn the necklace.

The part that binds together the mains parts is both a technical piece and aesthetic detail. Religious and protector symbol in the Kabyle jewelry, it is paradoxically the element that link and ensures the durability of the jewelry, as nowadays, it is the same that often opposes.

Bataille Rapa2016

« Dans la petitesse de sa valise, le petit Dasilva avait réussi à glisser son jogo de rapa . Ce jeux traditionnel du nord du Tage était un jeu de dé et de hasard qui se jouait avec une toupie-dé et un gain (haricots, maïs, bonbons, etc) à s’échanger selon le verdict de la toupie. Antonio avait décidé d’y initier ses nouveaux amis français, habitués à jouer aux jeux de cartes à la française. Petit à petit, ensemble, ils expérimentèrent et finirent par hybrider le jeu de la Bataille et le jogo de Rapa. »

Bataille Rapa, d’après une histoire des Da Silva

L’immigration portugaise est celle que l’on peut appeler « l’ immigration du silence ». Les Portugais, devenus la communauté étrangère la plus nombreuse en 1975, participeront activement à la reconstruction de Paris. Le métro, le RER, et la Tour Montparnasse sont autant de grands chantiers où la main d’oeuvre portugaise est inestimable. Et pour cause, le travail est une valeur fondamentale dans la construction de leur identité, loin de toute nécessité d’imposer leur culture d’origine.

La « bataille rapa » vient replacer durablement la place de cette immigration au sein d’une histoire plus grande qui est celle de la France. C’est la rencontre entre deux jeux populaires : la Rapa, jeu traditionnel du Nord du Tage et le jeu de carte à la française, démocratisé entre autre par les industries de cartes à jouer de la région méridionale.

La Rapa, toupie à quatre faces, illustre symboliquement la possibilité de changer le cours du jeu et donc de l’histoire en attribuant à son adversaire une à trois cartes de sa pile.

Au sein de la bataille, où les joueurs s’affrontent en présentant face visible une carte de leur pile, seules quatre cartes permettent de convoquer la toupie rapa : ce sont « les valets de l’immigration » (métaphore de l’histoire portugaise) qui prennent la place des valets historiques du jeu de carte « Figures de Paris ». Comme ils l’ont été dans l’histoire, ils font aussi partie de ceux qui ont changé (amélioré) le cours de l’histoire.

Territoire

immigration portugaise, 1920 -1975

Acteurs

Denis Victot (cinéaste, immigration espagnole) / Musée national de l’immigration (archives) / Musée de la carte à jouer (archives) / Clément Démarson (tourneur bois)

Matériaux

cartes imprimées, erable sycomore, laiton

Type

projet de recherches / jeu de cartes + toupie

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« In the smallness of his suitcase, the little Da Silva managed to slide his « jogo rapa ». This traditional games from north of the Tagus was a game of dice that is played with a spinning top-dice and a gain (beans, corn, candy, etc.) to trade according to the verdict of the spinning top. Antonio had decided to initiate his new French friends who was used to play cards game. Gradually, together they experimented and eventually hybridized « la bataille » and the game and the «jogo Rapa ». »

Bataille Rapa, from the story of the Da Silva family

Portuguese immigration is the one that can be called « immigration of silence ».

The Portuguese became the largest foreign community in 1975, and will actively participate in the reconstruction of Paris. The Metro, RER, and the Montparnasse Tower are all large construction sites where the hand of Portuguese work is invaluable. And because the work is a fundamental value in building their identity, far from any need to impose their culture of origin.

The "bataille rapa" brings this immigration within a bigger story which is the french history. It is the encounter between two popular games: the Rapa traditional game of Northern Tagus and the french card game (la figure de Paris) , among other democratized by card industries in the southern region.

The Rapa spinning top four sides symbolically illustrates the possibility of changing the course of the game and therefore of history by giving his opponent one to three cards from his stack. In the « bataille », players compete by presenting a face card from their stack, only four cards can convene the rapa spinning top: they are "the servants of Immigration" (Portuguese history of metaphor) that take the place of historical servants of the card game "Figures de Paris." As they have been in history, they are also part of those who changed (improved) the course of history.

FKLamp2016

« A la croisée entre objet-passeport et outil de sécurité, la lampe minière remet en lumière l’histoire singulière de tout un pan de l’immigration polonaise et de mon histoire en tant que cafu (trieuse dans les mines).

C’est une histoire qui se passe, certes, sous terre, mais qui contribuera à la richesse économique de la France.L’intelligence de cette lampe à double usages, repose sur l’utilisation d’une paroi interne perforée, proche d’une « cage thoracique » filtrant l’air. En devenant bleutée, la flamme permettait de détecter la présence de grisou, gaz toxique présent lors de l’extraction du charbon. Au fil du temps, j’avais récolté des dizaines de lampes Marsaut endommagées, remontées par les chariots de charbon, je les ai donc réparé, et orné d’une coiffe plissée comme celle que nous, “cafus”, portions. »

FKLamp, d’après une histoire des Lisinki

L’histoire de l’immigration polonaise est étroitement liée à l’histoire des mines du Nord. Dans l’entre-deux-guerres, l’immigration massive d’ouvriers agricoles et de mineurs fait des Polonais la deuxième nationalité étrangère en France après les Italiens.

Pour parler de la présence significative de Polonais dans les mines, nous choisissons de ré-invoquer un objet issu du « nécessaire des mines »: la lampe minière.

L’intelligence de cet objet se voit révéler par une collerette, inspirée du firanki, rideaux traditionnels polonais.

C’est une surface textile qui est plissée pour obtenir des variations de transparence.

Cette technique permet ainsi de révéler par un jeu d’ombres, la « cage thoracique », élément technique, narratif et symbolique tiré de la lampe des mines.

L’autre élément symbolique, c’est la réutilisation de la taillette, petit jeton ancré dans le rituel minier, qui s’échangeait contre une lampe. On y trouvait un matricule pour chaque ouvrier, qui permettait leur recensement quotidien (aussi et surtout, en cas d’accident). S’il est le lien entre l’ouvrier et la lampe, il est aussi ce qui met en lumière les conditions ouvrières de cette époque, et se comporte comme un interrupteur pour la lampe.

Territoire

immigration polonaise, 1920-1938

Acteurs

Christèle Wielgus (2ème génération de l’immigration polonaise) / Musée national de l’immigration (archives) / Centre Minier de Lewarde (archives) / François Enot

Matériaux

laiton, aluminium anodisé, papier pierre, textile, LED

Type

projet de recherches / lampe

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« At the intersection between pass- port and safety tool, the mining lamp brings to light the unique history of a whole era of Polish migrants as well as my history as a Cafu (sorter in the mines).

It is a story that takes place, of course, underground, but will contribute to the economic wealth of France. The intelligence of this lamp dual purpose, relies on the use of a perforated inner wall, a «ribcage» filtering the air.

By becoming bluish the flame could detect the presence of «grisou», toxic and explosive gas present in coal mining. After several years in the mine, I had reclaimed a lot of broken Marsaut lamps, I’ve repaired them and put on them a piece of fabric from my country to act as a shade to keep this underground story alive. »

FkLamp, from the story of the Lisinki family

The history of Polish immigration is closely linked the history of mining in the North. In the interwar period, mass immigration of farm worker and miners made Poles the second foreign nationality in France after the Italians.

To talk about of the significant presence of Poles in the mines area, we choose to re-invoke a common object of mine workers : the mining lamp.

The intelligence of this object is reveal by a collar, inspired by the firanki, a Polish traditional curtains. It is a textile surface which is folded to obtain variations of transparency, this technique allows to reveal a game of shadows, the "ribcage" technical element, narrative and symbolic of mine lamp. Another symbolic element is reusing the « taillette » small token embedded in the mining ritual that was exchange to obtain the lamp. It was there a registration piece for each worker, which enabled them daily census (also and especially in case of accident). If it was the link between the worker and the lamp, it is also what highlights the working conditions of the time, and behaves as a switch for the lamp.

Chapitre

Héritages Célébrés

Porte bouquet2018
Éloj kréyol
La figure de l'Autre
Héritages Célébrés
Porte bouquet
Can
Kalé
Leather Accessory Prize
Parade

Dans l’imaginaire collectif, le porte-bouquet est un accessoire de mode féminin apparu au XVII ème siècle en France.
Composé d’un petit vase prolongé d’un manche et relié à une chaînette, un petit écrin en matériau précieux permettait d’y présenter un bouquet de fleurs.

Décontextualisé et projeté dans l’univers domestique, l'architecture de cet objet iconique se voit modifiée et agrandie : elle assume ici les qualificatifs d’un vase épuré, composé d’un « réservoir » en verre sablé et d’un écrin en cuivre, choisi pour ses qualités de purificateur d’eau et d’insecticide.

Territoire

Acteurs

Verrerie Nyvine

Matériaux

Cuivre, verre

Type

Vase

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The Porte Bouquet is an auto-produced vase, celebrating the elegance and smart architecture of an old accessory/jewel that disappeared in the XIX century — called also « porte-bouquet » (flower bouquet holder).

This fashion accessory appeared in France during the XVII century. Historically, it was composed of a water reservoir, a decorative metal part and a chain and was a part of a kind of « nécessaire de bal », including a fan, a mirror, and a prom book. The porte-bouquet was mostly used in fancy-ball to allow women to dance and hold their bouquet.

We were fascinating by the elegance of this accessory, and its in between functionality and assumed aesthetic. Its construction inspired the design of our vase, by focusing our attention on an elegant way to hold and present flowers bouquet and simplify the act of changing the water.

Like a jewel box, the upper part takes up the idea of a weaving basket, made with copper wire. The propriety of the material allows to repel insects but also purify water. The frosted glass part became a water reservoir, subliming the copper basket.

Can2017

CAN est une commande de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris pour la création d’un objet commémoratif pour le 250ème anniversaire de l’école. Notre réponse consiste en la création d’un témoin dont le dessin et les matériaux ont été pensés en miroir des périodes qui ont jalonné l’histoire de l’école.

Le protocole de création consiste en une recherche au sein des archives de l’école, illustrant via une frise chronologique, sa trajectoire et son évolution depuis sa création en 1766 par Jean-Jacques Bachelier jusqu’à aujourd’hui. Des périodes et dates clés sont isolées pour ainsi dresser une histoire composée de l’Ecole des Arts Déco de Paris. Nous choisissons l’objet témoin pour la charge symbolique dont il est porteur, exprimant l’idée de transmission et de passation, qui fait sens au sein d’une école et spécifiquement sein de cette école.

L’objet est composé de différents strates qui viennent illustrer la diversité des domaines et des approches au sein de l’école. Chaque strate correspond à une période, à une date clés de son histoire, incarnée par un matériau et une technique particulière. Assemblés et liés, ils donnent à voir et à lire une histoire composée de l’école, à la fois complexe et riche, mais qui lui accorde aujourd’hui son statut d’école d’art et de design.

Territoire

Histoire de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris

Acteurs

Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (archives) / Manufacture de Sèvres / François Enot (tourneur métal)

Matériaux

Laiton, biscuit de Sèvres, plexiglass, aluminium anodisé, cuir, ruban polyester, métal, impression 3D

Type

Édition limitée à 30 exemplaires

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For the 250th anniversary of the national school of décorative arts of Paris we were asked to design a commemorative object. It was natural for us to take into account the long and divers heritage of this school, to do so every material and technics represent a part of the school history.

The creation process started by creating a detailed timeline of the EnsAD from its beginning with Jean-Jacques Bachelier in 1766 to nowadays. We choose to design this object whit a highly symbolical value, like a relay baton to invoque the notion of transmission that is the fundamental organisation of this school.

Each and every layers of this object illustrate a diversity of approaches inside the school but also key periods in his History. Assembled together they result in showing a complex and rich history that give the EnsAD the status of a major National school of art and design.

Kalé2017

A l’occasion des 40 ans de la marque Tectona, nous avons dessiné la collection Kalé, un hommage à l’utilisation récurrente des lattes de teck dans la fabrication du mobilier d’extérieur.

Cet élément -semi-produit-, apportant sa singularité et sa durabilité au mobilier Tectona, est ici employé comme fil directeur et pièce maitresse dans le dessin de la collection. La latte de teck vient alors parler de rythme, d’élégance, de légèreté, et de confort. Elle ancre ainsi la collection Kalé dans l’histoire de Tectona, tout en l’inscrivant dans un forme de modernité, par son utilisation actualisée.

Territoire

Histoire du teck et de la marque Tectona

Acteurs

Tectona

Matériaux

teck, cuivre

Type

collection outdoor

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For the 40th anniversary of Tectona, we had the chance to represent France during the 40th international design contest. We designed the Kalé collection, an hommage to the square pieces used in traditional teak woodworking.

This semi-finished product give the singularity of Tectona furnitures, here we’ve use it as a guideline and main aesthetic in our design. We used it to bring rhythm, lightness and confort in this collection. The Kalé collection bring Tectona into a new modernity without forgetting the roots of the brand.

Leather Accessory Prize2016

Dans le cadre de sa participation au Salon Première Vision Leather, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs a créé il y a 3 ans le prix « ENSAD LEATHER ACCESSORY PRIZE ».  Il a pour but de valoriser le savoir-faire de ses jeunes diplômés en Design vêtement et de renforcer leur visibilité auprès des professionnels.

Chaque année, ce prix honorifique est décerné à un jeune créateur diplômé issue de la formation, et choisi par un jury de professionnels de la mode, de l’accessoire et du luxe. Depuis 2016, des créateurs de renoms se sont succédés comme membre du jury : Bruno Frisoni, Michel Perry, Amélie Pichard, Isaac Reina, Eugène Riconneaus, Alain Tondowski, accompagnés de personnalités du monde de la mode, invités d’honneur : Nathalie Dufour, Marie Gibert, Catherine Jacquet, Jean-Jacques Picart, Olivier Saillard, Martine Sitbon.

Pour l’édition 2017, l’Ecole a choisi de nous confier la création du prix, dont la demande consistait en un « coffret pour un outil de couture ». 

Pour être en parfaite symbiose avec l’esprit de ce prix, nous avons choisi de dessiner un écrin en cuir. Celui-ci fait référence aux traditionnels étuis à outils en cuir et à la petite maroquinerie que l’on retrouve dans le nécessaire du couturier. Il a été pensé autant comme un écrin de protection que d’exposition de l’outil (ici un compas de couture), et permet ainsi de s’inscrire dans un imaginaire propre à la mode et à l’accessoire. Un prix spécial, décerné à un coup de coeur du jury, reprend l’imaginaire d’une petite maroquinerie qui se porte comme un bijou. 

Les pièces sont en cuir végétal façonnées et cousues à la main. Et, sont ornées de médaillons, en laiton gravé, à l’effigie des lauréats.

 

Territoire

L'artisanat du cuir

Acteurs

Ensad, Studio Rimazzu

Matériaux

cuir tannage végétal, laiton

Type

Prix

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Parade2016

La collection PARADE dessinée pour la faïencerie Georges est un hommage à l’histoire du décor de la faïence de Nevers. Elle se compose d’un plat, d’un bol et d’un vase dont les motifs sont extraits de décors d’assiettes et de plats en faïence de Nevers, entre XVIème et XIXème siècle.

Ces petits détails graphiques, habituellement en marge des dessins centraux, sont ici remis en avant et combinés pour devenir le sujet même de la composition. Les codes traditionnels sont alors bouleversés et recomposés pour proposer un regard contemporain sur le décor.

Chaque objet se pare alors d’une mosaïque de motifs dont le caractère unique est attribué par le dessin manuel de chaque élément par la décoratrice.

Cette collection au caractère démonstratif prend toute son ampleur une fois combinée. Elle passe alors d’un statut fonctionnel à un statut hautement décoratif et assumé par son nom: PARADE.

Territoire

Histoire de la faïence de Nevers

Acteurs

Faïencerie Georges / Musée de la faïence

Matériaux

Faïence

Type

collection de céramiques de table - éditée

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The PARADE collection is a tribute to the History of hand drawn ornament on ceramic in Nevers. This collection is composed of a platter a fruit bowl and a vase, the colorful patterns are form traditional plates produced between the XVI and XIX century.

Those small graphic details are usually on the side of more complex and illustrative drawing. Here they are recombined to become the main character of the composition. The traditional codes are therefore changed and recomposed to propose a modern look on traditional technics.

Every piece of the collection adorns a colorful unique pattern that is defined by the hand of the painter. This collection capture the full demonstrative aspect of it when it is combined, then it goes from functional to highly decorative assumed by the name: PARADE.

 Notre approche consiste à utiliser l’Histoire comme une matière première de conception pour générer le projet. dach&zephir
Biographie
Recherches
Expositions & prix
Presse & interviews
Crédits

Dans le vaste champs de la création industrielle à l’origine de notre métier, nous nous définissons comme « chercheurs-auteurs » en design. Cette définition nous permet ainsi d’embrasser une dimension de recherche et de création dans les différents projets que nous développons. L’objet, issu d’un ensemble plus vaste, est pensé en tant que médium, chose, quelque soit l’échelle de sa diffusion.

Convaincus de la dimension symbolique, de transmission et de valorisation que portent les objets, nous avons construit notre démarche de création sur une volonté claire : questionner « ce qui fait histoire et identité ».

Ainsi, l’Histoire et l’héritage culturel sont abordés comme une matière première riche, capable de produire un langage de formes, de matières et d’usages, à l’origine d’artefacts.

Les spécificités historiques et culturelles des territoires que nous explorons sont celles que nous proposons de révéler et de transmettre par la création d’objets.

Ils deviennent alors des outils de médiation et de compréhension du monde, illustrant un message fort à l’origine de notre duo : contribuer à une histoire plurielle du monde, tissée d’histoires et dont la beauté et la richesse sont infinies.

We define ourselves in between the industrial world and the research part in design. We are creating a space where spreading is in fact reassembling, where cultures, stories, habits and technics become a way of creating. For us our differences are our strength, through our different experiences and backgrounds we contribute to each other in a fertile and disruptive away of thinking.

Stories and History are our entry point in design, from domestic behaviors, memories or cultural heritage there is always more than a “pretty shape” in our projects. For us objects are a medium for our minds, if we pay enough attention to it it can tell you something, ask you something or make you realize something.

For us we can’t move forward without acknowledging the past and the History. We are trying to create objects for the next generations that will enclose a fragment of history, to not forget our heritage moving forward.

Recherches

Nous postons régulièrement sur Instagram (@dach.zephir) des images issues de nos recherches culturelles, plastiques et visuelles.

Expositions & prix
2019

Crossovers by Adorno — London Design Fair 2019, Londres [UK]

Exhibition of Éritaj Kontré and Porte Bouquet in the French design scene, curated by François Leblanc Di Cicilia for Adorno

HUMANITY (Human + Community) — Gwangju Design Biennale, Gwangju [KR]

Exhibition of La figure de l'Autre, diploma research project

ESQUIMAUX, Palais Galerie, Neuchâtel [CH]

Exhibition of Bwa Lélé, an ice cream stick designed for the event

Festival 100% Villette — La Grande Hall de la Villette, Paris [FR]

Exhibition of a selection of projects

Vis à vis: entre art et design, entre France et Chine — Shenzhen Museum of Contemporary Art, Shenzhen Design Week [CN]

Exhibition of Porte Bouquet, Gargoulette, Éritaj Kontré & Chivé

FD 100, les 100 designers d'objet et d'espace qui font rayonne le French Design à l'international par le VIA [FR]

Laureates selected by an international jury curated by le French Design

La French Touch — Nelly Rody, Salon Maison&Objet, éd. janvier [FR]

Exhibition of Manman Dlo (from Éloj Kréyol)

2018

Contextes, Médiathèque Jean-Jaurès de Nevers [FR]

Solo show on the invitation of La ville de Nevers and ESAAB

Éloge Créole — Onomatopee gallery, Dutch Design Week [NL]

Exhibition of Éloge Créole field design research

Éloge Créole, résidence de recherches — Le Vauclin, Martinique [FR]

2 months of residency in Le Vauclin exploring histories of Martinique island

Best French Schools Projects — Salone del mobile, Milan [IT]

Exhibition of Manman Dlo (from Éloj Kréyol)

Les nouvelles pédagogies — Reciprocity Design Liège, Liège [BE]

Exhibition of La figure de l'Autre, diploma research project

Born&Raised — Salon Maison&Objet, éd. septembre [FR]

Exhibition of a selection of projects

2017

Création en cours, bourse de recherches — Les Atelier Médicis [FR]

Éloge Créole, laureates of the "Création en cours" grant by Les Ateliers Médicis and the French Ministries of culture and education.

The Graduate(s), 15 European design talents selected by Lidewij Edelkoort — Carpenters Workshop Gallery, Londres [UK]

Exhibition of La Gargoulette (from La figure de l'Autre)

Festival D'days — Musée des Arts décoratifs de Paris [FR]

Exhibition of CAN, témoin de 250ans d'Histoires

Salon Révélation — Grand Palais, Paris [FR]

Exhibition of La figure de l'Autre, diploma research project

Designer studio — Le coeur Paris, Paris [FR]

Exhibition of Parade collection

2016

Designing the Future — Operae Design Festival, Turin [IT]

Exhibition of Éloge Créole project, curated by Annalisa Rosso

40th anniversary Tectona design contest [FR]

Presentation of Kalé Outdoor Collection, representing France among 10 international projects

SIDEC design Festival — MemorialACTe, Guadeloupe [FR]

Exhibition and talks about Éloge Créole project

Designers Makers — Marcel By Galerie, Paris [FR]

Exhibition of Chivé

2015

Talents à la carte — Salon Maison&Objet, éd. septembre [FR]

Laureates of Emerging talents of French Design Scene by Maison&Objet

2014

7th edition of CINNA, révélateur de talents contest [FR]

Rite, 1st prize of the contest — edited by CINNA and Ligne Roset

Crédits

Photographies
Photography

Louise Desnos
Rimasùu

Graphisme
Design

Emilie Pillet

Développement
Coding

Romain Cazier

Typographies
Typefaces

Everett par Nolan Paparelli
Galliard par Matthew Carter